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Mr Biju – Mouvement Ekta Parishad

Liège, Namur et Louvain la Neuve

*Le 15 mars* : de 15 à 17h Film + Rencontre de Mr Biju du Centre CESCI (Inde)

Projection du film : "Non-violent struggle of the landless poor" : documentaire réalisé par Hans-Jurg Pfaff Rencontre animée par Jacques Vellut, présentation par Mr Biju du centre CESCI * partage d’expériences menées par les représentants d’ONG de collaboration avec l’Inde * attentes partagées. Qu’est ce que les ONG indiennes comme Ekta Parishad attendent des ONG et associations du Nord ? * implications dans la marche de 2012 ? (voir plus bas) Lieu : Maison du développement durable, place Agora 2 - 1348 Louvain la Neuve - tel 010 47 39 59

Lundi 15 mars – 19h00 – discussion avec Mr Biju lors de la réunion mensuelle du groupe SOS à Namur : contacter les Amis de la Terre - Belgique : tél . (matinée) : 081-40.14.78

Mardi 16 mars - 10H00 à 12H00 -table-ronde « Exclusion, pauvreté et citoyenneté »

 !!!Cette journée se passera en anglais !!!

• intervenants : Mr Biju (présentation ci-dessous), Thierry Verhelst (auteur entre autres de « Des racines pour l’avenir : Cultures et spiritualités dans un monde en feu » et « Des racines pour vivre : Sud-Nord, Identités culturelles et développement »), Majid Rahnéma (Auteur, entre autres, de « Quand la misère chasse la pauvreté », 2003 et « La puissance des pauvres », 2008)

• Nous explorerons avec nos trois intervenants comment les « pauvres », les « sans-terres », toutes ces personnes que nous désignons par leur manque peuvent nous enrichir et nous aider à repenser et vivre différemment la citoyenneté. "L’autre est non pas un vide à remplir, mais une plénitude à découvrir" R. Vachon.

Mardi 16 mars, 14H00-16h00 « la marche 2012 des paysans sans terre - notre implication ? »

o Mr Biju présentera la marche de 2007, le pourquoi, le comment et les difficultés rencontrées o La marche de 2012 : vers un mouvement mondialisé - quelles attentes ?

• Débat : réactions et propositions ici à partir de LLN : comité 21012 ? Marche silencieuse ?, Collecte journalière de « cents » et de riz ?, .. Liens avec l’Inde, liens avec « les paysans « hors terre » en Europe » ?

Mardi 16 mars, 19H30-21H00 – « méditation et mouvement ghandien – leçons pour l’Europe »

• Biju est sollicité pour guider une méditation et évoquer « l’héritage reçu de Gandhi » - détermination citoyenne et non violence

Contact organisation : alain.dangoisse@maisondd.be ( 0475 96 78 01), alinewauters@yahoo.fr (010 47 39 59), emelinedebouver@no-log.org ( 010 47 39 69), suite à l’impulsion de Marcel Roberfroid

Présentation de Mr Biju : Mr Biju est directeur du centre CESCI "Center for experiencing Socio-cultural interactions". Ce centre fait partie du mouvement d’inspiration Gandhienne ’Ekta Parishad formé par Rajagopal et qui a organisé la marche des 25.000 paysans sans terre en 2007 et va organiser celle des 100.000 en octobre 2012 avec des actions simultanées un peu partout dans le monde.

CESCI est un centre d’éducation et de formation alternative pour créer un espace permettant l’échange d’expérience entre groupes ou individuels européens et des activistes indiens. Le but est de générer une solidarité et une amitié favorisant le développement de processus de mobilisation des populations marginalisées et opprimées au niveau international, national et local. Les activités des centres CESCI sont nombreuses : support aux peuples qui subissent les changements socio-économiques, organisation de formations à destination des ONG, activistes sociaux..., projets de développement principalement destinés aux femmes et aux enfants, initiation de dialogues entre personnes de cultures différentes, créer et participer à des réseaux d’institutions, être une plate forme d’échanges d’idées et de promotion du message de non-violence inspiré des principes gandhiens... ils ont une capacité d’accueil pour des jeunes européens, américains... qui souhaitent faire un stage ou développer un projet et ils accueillent des touristes de passage qui cherchent une autre façon de rencontrer l’Inde.

Ekta Parishad ( source Wikipedia) Ekta Parishad (« forum de l’unité » en hindi) est un mouvement populaire fondé en 1991 en Inde qui agit selon le principe gandhien d’action non-violente, avec pour but d’aider le peuple à mieux contrôler les ressources qui lui permettent de subsister : la terre, l’eau et la forêt. Il s’agit à la fois d’un mouvement de masse et d’une fédération informelle de 35 organisations fonctionnant avec un système de coordination entre les travailleurs salariés et les membres/volontaires à différents niveaux et à travers tout le pays.

Depuis les années 70, ce mouvement a aidé de nombreuses communautés marginalisées (intouchables, tribaux, paysans sans terre) à s’organiser et à mener des actions collectives pour demander au gouvernement indien l’application des lois visant à la redistribution équitable des terres et des ressources naturelles. Ekta Parishad appuye aussi ses communautés pour qu’elles gèrent de manière autonome et durable leurs ressources économiques et naturelles afin qu’elles retrouvent toute leur dignité.

Majid Rahnema ( source Wikipedia)

Majid Rahnema est diplomate et ancien ministre iranien, né en 1924 à Téhéran. Il a représenté l’Iran à l’ONU de 1957 à 1971. Il travaille sur les problèmes de la pauvreté et les processus de production de la misère par l’économie de marché.

• Biographie [modifier] Longtemps ambassadeur, il a représenté l’Iran auprès des Nations unies durant douze sessions successives, de 1957 à 1971. Il a été commissaire des Nations Unies au Rwanda et au Burundi en 1959, pour les élections et le référendum qui ont conduit ces pays à l’indépendance. Il a également été membre du Conseil de l’université des Nations unies de 1974 à 1978, et également représentant-résident de l’ONU au Mali[1].

Entre 1967 et 1971, il est ministre des Sciences et de l’enseignement supérieur en Iran, sous le régime du Shah. en 1971, Il crée un Institut d’Études du Développement Endogène, inspiré par les idées éducatives de Paulo Freire, pour entamer un projet de développement de base avec les paysans de Lorestan[2].

Après sa retraite en 1985, il enseigne à l’Université de Californie à Berkeley durant six ans, puis, à partir de 1993, au Claremont Colleges de Pitzer. Il s’établit ensuite en France, où il enseigne à l’Université Américaine de Paris[3].

Ses nombreuses activités diplomatiques dans le tiers monde l’amènent à réfléchir sur le développement, et plus particulièrement sur la pauvreté. Il en vient à distinguer la « pauvreté » (mode de vie basée sur la sobriété, qui peut être volontaire cf. simplicité volontaire) de la « misère » (impossibilité d’accéder à des moyens de subsistance). Cette réflexion de vingt ans aboutira à la publication de son ouvrage Quand la misère chasse la pauvreté (2003). Dans cet ouvrage, l’auteur résume ainsi son approche : La propagation généralisée de la misère et de l’indigence est un scandale social évidemment inadmissible, surtout dans des sociétés parfaitement à même de l’éviter. Et la révolte viscérale qu’elle suscite en chacun de nous est tout à fait compréhensible et justifiée. Mais ce n’est pas en augmentant la puissance de la machine à créer des biens et des produits matériels que ce scandale prendra fin, car la machine mise en action à cet effet est la même qui fabrique systématiquement la misère. Il s’agit aujourd’hui de chercher à comprendre les raisons multiples et profondes du scandale. C’est cette recherche qui m’amène aujourd’hui à montrer combien une transformation radicale de nos modes de vie, notamment une réinvention de la pauvreté choisie, est désormais devenue la condition sine qua non de toute lutte sérieuse contre les nouvelles formes de production de la misère. Ami d’Ivan Illich, il a participé à ses réflexions sur le développement.[4

Puthan Veetil Rajagopal est né en 1948 à Thillenkery, village du Kerala, le quatrième de cinq enfants. Son père était un « combattant de la liberté », pour l’indépendance de l’Inde, et donc souvent absent de la maison. L’éducation de base de Rajagopal à Seva Mandir, en Malayalam, suit la philosophie de Gandhi (vie communautaire et travaux en commun). Puis il étudie la danse et la musique classiques, avant de recevoir un diplôme d’ingénieur agricole en 1969 à l’ashram Sevagram de Gandhi dans le Maharashtra. C’est là qu’il apprend l’anglais.

Dans le train Gandhi Express, qui circule durant un an en Inde à l’occasion du centenaire de la naissance de Gandhi en 1969, il est interpellé par de nombreux jeunes et se sent poussé à s’engager pratiquement dans les luttes non-violentes.

Rajagopal a fait le choix de n’utiliser publiquement que son prénom, afin de ne pas être étiqueté pour son appartenance à une caste. Il est l’époux depuis 1993 de Jill Carr-Harris, une canadienne qui est aussi engagée dans le changement social[1].

Engagements [modifier] De 1970 à 1978, Rajagopal fait partie d’un ashram installé à Joura, une localité proche de Gwâlior (Madhya Pradesh), dans une région souffrant du banditisme. Le groupe gandhien parvient peu à peu à rentrer en contact avec les groupes responsables des exactions et obtient la reddition volontaire de nombreux dacoïts qui déposent leurs armes devant le portrait du mahatma Gandhi. Ces hommes vont pour 15, 20 ou même 25 ans en prison. Le groupe gandhien aide alors les prisonniers d’une part et leurs familles d’autres part. Puis Rajagopal passe une année au Nagaland où il y avait des conflits entre l’armée et les mouvements clandestins, et une autre année en Orissa avec les communautés tribales.

Dès 1980, Rajagopal revient dans le Chhattisgarh. Son expérience lui a montré que les luttes qu’il avait menées contre la « violence physique » étaient insuffisantes tant qu’il y aurait pauvreté, injustice, corruption et dénuement. Il entreprend des campagnes contre la « violence structurelle », en formant de nombreux jeunes à combattre l’exploitation et la pauvreté de façon non-violente dans les villages. Ceux qui profitent de ce système se tournent alors contre lui : « chacun était contre moi parce que je soulevais des questions comme : pourquoi la terre n’est-elle pas redistribuée, pourquoi y a-t-il des travailleurs-esclaves dans le pays, pourquoi tant de corruption dans les bureaux du gouvernement, pourquoi les politiciens fuient-ils leurs responsabilités ? »[2]

C’est à cette époque qu’il est nommé par la Cour suprême pour enquêter sur le problème des travailleurs asservis[3]. Le pouvoir que lui procure cette fonction officielle lui permet d’œuvrer entre 1985 et 1990 à la réhabilitation de milliers de personnes travaillant dans des carrières de pierres, sur des chantiers de barrages ou autres, à Trichy, Erode (en) et Salem, au Tamil Nadu. Rajagopal élargit son action à plusieurs États et régions, il fonde plusieurs institutions et organisations, et finalement une structure faîtière en 1991 : Ekta Parishad, dont il est le président. Il devient aussi secrétaire de la Gandhi Peace Foundation (Delhi) et président du Comité pour la campagne nationale des travailleurs ruraux.

Ekta Parishad aide en particulier les « paysans sans terres » à mieux contrôler les ressources qui lui permettent de subsister : la terre, l’eau et la forêt. Lors de sa rencontre avec le Premier ministre le 24 décembre 2005, Rajagopal a exprimé les demandes de son mouvement : « Mettez en place une autorité nationale chargée de la terre qui aura le pouvoir d’intervenir dans différents litiges et problèmes concernant la terre et qui pourra prendre des décisions »[4]. La campagne Janadesh 2007 a essentiellement visé ce but.

Rajagopal est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Ekta Parishad ( source Wikipedia) Ekta Parishad (« forum de l’unité » en hindi) est un mouvement populaire fondé en 1991 en Inde qui agit selon le principe gandhien d’action non-violente, avec pour but d’aider le peuple à mieux contrôler les ressources qui lui permettent de subsister : la terre, l’eau et la forêt. Il s’agit à la fois d’un mouvement de masse et d’une fédération informelle de 35 organisations fonctionnant avec un système de coordination entre les travailleurs salariés et les membres/volontaires à différents niveaux et à travers tout le pays.

Depuis les années 70, ce mouvement a aidé de nombreuses communautés marginalisées (intouchables, tribaux, paysans sans terre) à s’organiser et à mener des actions collectives pour demander au gouvernement indien l’application des lois visant à la redistribution équitable des terres et des ressources naturelles. Ekta Parishad appuye aussi ses communautés pour qu’elles gèrent de manière autonome et durable leurs ressources économiques et naturelles afin qu’elles retrouvent toute leur dignité.

L’histoire d’Ekta Parishad [modifier] Afin d’organiser les actions des petits paysans, Rajagopal, alors commissaire enquêtant sur le problème des travailleurs asservis, va créer le mouvement en 1991. Ekta Parishad est issu de la pratique de la philosophie gandhienne de sarvodaya (recherche d’une forme de société visant au bien-être de tous), qui réunit satyagraha (recherche de la vérité et lutte contre l’injustice) et désobéissance civile.

L’entité « Ekta Parishad » est née en 1991[1], mais les organisations qui la composent travaillent avec les communautés rurales indiennes depuis les années 1970. L’émergence d’Ekta Parishad est le reflet à la fois du désespoir des communautés marginalisées face au traitement de l’État post-indépendance, mais également de leur espoir, et de la prise de conscience que seule une lutte organisée permettra d’obtenir justice. Basé sur les aspirations des exclus de la société et de la vie même, Ekta Parishad ne doit pas être confondu avec une ONG. Il s’agit d’un mouvement pour la justice sociale. Il compte en 2009 près d’un million de sympathisants. Son président est le militant altermondialiste Rajagopal.

Objectifs [modifier] Ekta Parishad désire une société juste offrant dignité et respect à tous, quels que soient la caste, la religion, le sexe et le lieu de naissance. Ekta Parishad souhaite promouvoir des lois qui prennent en considération les plus pauvres avant de favoriser les plus riches. Ceci comprend notamment :

1. la distribution de terres aux sans terres (réforme agraire) 2. la compensation et réhabilitation des personnes déplacées lors de l’acquisition de terres par l’Etat (pour « intérêt public ») 3. des enquêtes et procédures pour la distribution des titres de propriété 4. la résolution de conflits 5. la protection des droits des paysans et des CPR (propriétés communautaires) 6. la promotion de l’agriculture biologique 7. l’inclusion des lois tribales dans la législation sur les aires protégées Mode d’action [modifier]

C’est dans un objectif de changement social, économique et politique qu’Ekta Parishad s’est impliqué dans plusieurs combats : • Une campagne pour les Droits à la Terre • La protection de la culture et du mode de vie Tribal, menacés par le modèle de développement actuel • La mise en place de lois et de principes politiques en faveur des pauvres, en particulier la réforme agraire • La promotion d’un développement basé sur les humains, qui renforce en particulier la voix des femmes et des plus déshérités Pour s’opposer à ceux qui abusent du pouvoir et pour lutter contre un système actuel injuste, Ekta Parishad utilise différentes méthodes de lutte non violente, telles que les manifestations, les grèves de la faim, les sièges, des blocages de routes ou autres expressions de la désobéissance civile. Avec 150 000 membres, répartis dans huit Etats fédéraux, Ekta Parishad travaille principalement avec les communautés dalit (Intouchables) et tribales, se concentrant sur le contrôle communautaire des ressources naturelles, effectuant un travail de fond sur les « Droits » – à la fois constitutionnels et humains. Zone d’action [modifier]

Ekta Parishad travaille dans 8 Etats de l’Inde (Madhya Pradesh, Chattisgarh, Orissa, Bihar, Jharkhand, Uttar Pradesh, Tamilnadu et Kerala), en contact direct avec 4000 villages, soit 5 millions d’Indiens. Les membres d’Ekta Parishad concentrent leurs efforts dans des zones reculées où l’agriculture est le principal moyen de subsistance. Réalisations majeures d’Ekta Parishad [modifier] Les campagnes précédentes menées par Ekta Parishad au niveau des Etats fédéraux ont montré les limites des actions localisées. En effet, elles permettent seulement de réduire temporairement l’intensité du problème, et de trouver des solutions partielles à une question qui nécessite un changement radical des institutions.

C’est pour cela qu’Ekta Parishad a lancé en 2005 une vaste campagne d’action non-violente : « Janadesh 2007 », qui sera à même de connecter les luttes locales, de réunir nombre de personnes et d’organisations ; et ainsi de donner une impulsion nécessaire aux réformes foncières et au contrôle communautaire des ressources naturelles. Cet ultimatum adressé au gouvernement lui ordonne de résoudre les problèmes fonciers ou faire face à des actions directes non-violentes.

Le point culminant de la campagne est une marche qui regroupe 25 000 personnes pendant 26 jours (du 2 octobre 2007 au 28 octobre 2007) dans le Nord de l’Inde, entre Gwalior (Etat du Madhya Pradesh) et Delhi (la capitale). A l’arrivée à Delhi, de nombreux activistes indiens ainsi que 100 000 participants attendront les marcheurs pour une manifestation pacifique. Cette marche est d’une envergure sans précédent : c’est le plus grand mouvement de plaidoyer pour les droits des Sans terre depuis le combat de Gandhi et l’indépendance de l’Inde. Cette marche est aussi l’aboutissement de trente années de combat et la convergence de multiples actions pour la défense des droits à la terre :

• La mise en place d’un Comité pour une Campagne Foncière Nationale afin de bâtir un réseau national et international autour des droits fonciers • La mise en place d’une plate-forme : Land First International (LFI), qui fait du lobbying dans les différents pays en développement pour la défense des droits à la terre. Cette plate-forme a été lancée lors du Forum Social Indien de 2004. • En décembre 2005, une délégation a rencontré le Premier Ministre indien et le président de la Commission des Finances pour présenter une "Nouvelle vision de la réforme agraire". Ekta Parishad a mis en avant le besoin de créer une Autorité Foncière Nationale pour assurer un bon fonctionnement des autorités foncières étatiques. Le mouvement a aussi présenté la nécessité de lancer des tribunaux rapides pour résoudre urgemment els conflits fonciers. En nombre, les principales réussites d’Ekta Parishad sont : • l’acquisition de 347 000 terres pour les paysans sans terre du Madhya Pradesh et de 3000 pour ceux du Chhattisgrah • la prise en compte de 580 000 crimes commis contre des tribus vivant dans les forêts • le lancement d’une force d’action dans 4 états : Madhya Pradesh, Chhattisgarh, Orissa et Bihar • la présentation de pétitions à la Cour Suprême, concernant 4,75 millions d’acres et 2 millions de personnes.

Pièces jointes