M! : "Propos terrestres pour subsister : exploration animée de nos territoires de dépendance et de subsistance"

Onglets principaux

Vendredi, 2 octobre, 2020
18h-20h30
Quentin Libouton & Daniel Cauchy

Le monde ne sait plus nous porter tel que nous sommes : Où atterrir ? (Bruno Latour). Il nous  revient individuellement et collectivement de redessiner nos territoires de dépendance et de subsistance.  TERRESTRE élabore un outil-diagnostic-collaboratif pour prendre conscience de nos espaces de dépendance et de nos territoires de subsistance.

C’est crucial !  Invitation à définir votre territoire, choisir des éléments, que vous pouvez voir, toucher, sentir, entendre, ressentir et qui vous permettent de subsister.

 « Où atterrir ? », Bruno Latour nous invite à redéfinir nos « territoires » en détail et à les penser comme territoires de subsistance : définir par le concret un genre de vie souhaitable et soutenable, mais lieux par lieux, territoires par territoires, « pixel par pixel ». D’autres mondes sont possibles ! Il nous propose de répondre très concrètement aux questions : de quoi dépendons-nous ? Quels vivants dépendent de nous ? Comment et avec quels vivants s’allier ? Comment, à qui et à quoi résister et s’opposer ? Il nous invite donc à de nouvelles définitions des territoires au sein desquels tous les vivants seraient conçus comme partenaires. Le partage du souci du terrestre peut et doit constituer le ferment de nouvelles alliances sociales.

«  La première leçon du coronavirus est aussi la plus stupéfiante : la preuve est faite, en effet, qu’il est possible, en quelques semaines, de suspendre partout dans le monde et au même moment, un système économique dont on nous disait jusqu’ici qu’il était impossible à ralentir ou à rediriger. À tous les arguments des écologiques sur l’infléchissement de nos modes de vie, on opposait toujours l’argument de la force irréversible du « train du progrès » que rien ne pouvait faire sortir de ses rails, « à cause », disait-on, « de la globalisation ». Or, c’est justement son caractère globalisé qui rend si fragile ce fameux développement, susceptible au contraire de freiner puis de s’arrêter d’un coup.

En effet, il n’y a pas que les multinationales ou les accords commerciaux ou internet ou les tour operators pour globaliser la planète : chaque entité de cette même planète possède une façon bien à elle d’accrocher ensemble les autres éléments qui composent, à un moment donné, le collectif. Cela est vrai du CO2 qui réchauffe l’atmosphère globale par sa diffusion dans l’air ; des oiseaux migrateurs qui transportent de nouvelles formes de grippe ; mais cela est vrai aussi, nous le réapprenons douloureusement, du coronavirus dont la capacité à relier « tous les humains » passe par le truchement apparemment inoffensif de nos divers crachotis. A globalisateur, globalisateur et demi : question de resocialiser des milliards d’humains, les microbes se posent un peu là !

Cette pause soudaine dans le système de production globalisée, il n’y a pas que les écologistes pour y voir une occasion formidable d’avancer leur programme d’atterrissage «  Bruno Latour

Un travail collectif : dessiner nos territoires - Comment dresser la liste des éléments qui nous permettent de subsister ? Comment dresser la liste de ce/ceux dont nous dépendons ? Comment dresser la liste de ce/ceux qui dépendent de nous ? Comment dresser la liste de ceux auxquels nous nous opposons, de ceux avec lesquels nous pouvons collaborer ? Approche de l’organique (le Cercle des abeilles, des bactéries et des vers de terre : le socle de l’organique) , du relationnel ( le Cercle des relations humaines ), du symbolique, des représentations, des récits ( Cercle des narrations )

Intervenants : Quentin Libouton & Daniel Cauchy (Groupe TERRESTRE )